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   Trần Đức Hoàng Ngâu Christine

  Âge :   15 ans
Classe: 2nd
Actuellement habite à Paris- France
Mes hobbies : Lecture, Games, Musique, Photos …

Sáng tác:

   L’Angleterre pleure David Copperfield 
   Ce soir ton souvenir revient… Mère…  

 


 

 

 

- Thưa Mẹ chiều nay con nhớ Mẹ… - 

 

Con thương em, thương nhớ sót sa lòng.

Trời bên đây rét mướt của mùa đông,

Cửa đóng kín lòng con không ấm nổỉ.

Tuyết đang rơi tiếng động cơ lò sưởi

Nghe vi vu như tiếng gió rừng chiều.

Con nhìn ra ngoài lớp kính đìu hiu,

Con tưởng tượng trong hoàng hôn có Mẹ.

Hình ảnh ấy như âm thầm kể lể.

Thương yêu con mà dấu diếm ưu phiền.

Tránh sao buồn lòng mẹ đã từng đêm ?

Nhớ các con nhìn các em trong giấc ngủ.

Con nhớ cả một vòng tay ấp ủ.

Vuốt tóc con lau những giọt mồ hôi.

Cả từ khi con đã lớn khôn rồi,

Vẫn được mẹ nuông chìu như  tấm bé.

Thưa mẹ chiều nay con nhớ mẹ…

Con đã quên mình gửi bốn phương.

Con biêt lắm vì đâu xa cách Mẹ.

Con đã đi trên thuyền sóng tủi hờn.

Thuyền càng xa càng đau xót quê hương.

Sóng càng lớn càng thương em nhớ Mẹ.

Con ngước mặt nhìn trời, cuối xem lòng bể,

Trong mênh mông con đã thấy ngày mai.

Mẹ chờ con đón nhận một tương lai.

Dâng lên mẹ một niềm vui kiêu hãnh.

Con làm toán ghi từng ngày bất hạnh,

Viết đau thương bằng công thức + -.

« Hạnh phúc không là những hanh phúc riêng tư . »

Đáp số ấy con vẫn nghe từ tim Mẹ.

Các em ơi hãy chờ anh em nhé.

Các em ngoan để cho mẹ mình vui.

Gia đình ta đă mất mát nhiều rồi

Đã có lúc mồ hôi pha nước mắt.

Thôi em ạ thơ dài chiều đã tắt

Tạm dừng đây anh chào Mẹ hôn em.

 

Nguyễn Quốc Quân

 

 

Bản dịch bằng tiếng Pháp

 

- Ce soir ton souvenir revient… Mère… -

 

Mes frères me manquent, mes sœurs me manquent, tu me manques…

Votre souvenir, incandescent, brûle mon cœur…

Dehors, le ciel se couvre des nuages gris de l’hiver,

Et malgré la porte fermée, ils recouvrent mon cœur de leur manteau de givre, 

Laissant mon corps au chaud et mon âme à l’ombre.

Les flocons s’entassent tandis que j’écoute la plainte monocorde du radiateur.

Alors, ce sifflement chargé de ma solitude se confond avec le souffle

envahissant du vent, la nuit tombée.

Mes yeux errent sur le gris du ciel au travers de la fenêtre,

Mon esprit rêve, en un rêve éveillé, que dans le soleil couchant,

doré de milles feus, je te vois, toi.

Cette image dans son mutisme semble me raconter,

Que tu m’aimes, et ton amour me protège,

Taisant les pleurs de tes soucis dans son silence.

Comment pourrais-tu ne pas être triste ?

Une mère attend souvent le noir de la nuit pour pleurer.

Pleurer ses enfants au loin, laisser sa tristesse refoulée dériver vers la mer

où dérivent ses petits.

Seule dans la lueur de la lune, elle se rend compte

de ses faiblesses, de ses angoisses, de sa colère,

Seule dans la lueur de la lune, elle veille sur ceux qui ne sont pas encore partis,

Ceux qui dorment encore d’un sommeil paisible.

Je me rappelle, encore la chaleur de tes étreintes,

la douceur de ces mains qui berçaient mon enfance,

Quand cette douceur déliait mes cheveux et essuyait ma sueur,

Comme maintenant tu essuies mes larmes.

Et même quand vient l’âge d’homme et de raison,

Je porte encore ton affection, comme étant enfant, comme avant.

Ce soir ton souvenir revient… Mère…

J’ai réfugié mon âme désespérée dans le vide de l’oubli, l’ai brisé et

l’ai éparpillé dans l’univers.

Mes souvenirs se font poussière dans l’écume de l’océan,

Et c’est de mon fait...

Je prends conscience de la raison pour laquelle je te quitte.

Je me suis embarqué sur un bateau de haine, et de rage,

Et plus la terre se fait lointaine,

plus mon cœur saigne pour mon pays.

Et, autant que les vagues grandissent,

Mon esprit se tend vers vous.

J’offre mon visage au ciel déchiré, je plonge mes yeux dans la mer déchainée,

Et là, dans l’obscurité, je vois l’avenir qui me tend les bras,

J’entends la vie qui m’appelle sur ses pas.

Attends-moi Maman.

Je te promets la joie de la fierté, mon cœur se fait de pierre et mon courage s’ensuit.

A présent, je ne suis plus seul à me dresser contre les vaques, tu es là,

mon pays est là, et pour tout cela,

Ma force ne faiblit plus.

Mes jours de malheur s’effacent dans les chiffres de mes calculs,

Et porte avec moi le poids de mes difficultés, les + et les -,

par lesquels s’expriment le souffle de ma détermination.

Ne t’inquiète pas pour moi maman,

 « Que le bonheur n’appartienne pas qu’à soi. »

Cette solution à mes calculs, je ne l’espère pas, Je l’ai su,

je l’entendais déjà au fond de ton cœur depuis tant d’années.

Mes frères, mes sœurs, attendez-moi.

Soyez sages pour le bonheur de notre mère,

Tant de choses que notre famille a déjà perdues…

Gardez dans votre cœur ces instants d’émotions.

Et déjà, le crépuscule illumine une ultime seconde l’horizon

avant de le léguer à la flamme des étoiles,

Je m’arrête ici, je vous embrasse et je vous aime.

 

Hoàng-Ngâu Christine Tran-Duc

14ans

 

 

 

 

 

L’Angleterre pleure David Copperfield

 

Nous connaissons tous la personnalité extraordinaire que fut Charles Dickens, ce talent, ce génie de la littérature, l’homme qui a su faire rire et pleurer ses lecteurs à l’unisson. Aujourd’hui nous versons autant de larmes qu’il en a coulé pour Nell, car aujourd’hui, chers lecteurs, Charles Dickens est mort. Tous vous connaissez ses histoires, mais connaissez vous son histoire ?

 

Charles Dickens naît le 7 août de l’année 1812. Son père John Dickens, malgré de nombreuses qualités, a un implacable défaut, il dépense bien plus qu’il ne gagne. «  Les Dickens sont pauvres ». Cette manie, accompagnée de dix enfants font des Dickens, une famille très pauvre. Beaucoup se demandent comment Dickens arrive à montrer les côtés les plus sombres de Londres, vous avez la réponse, il est passé par là. En effet, le jeune auteur connaît dans son enfance les rues sales de cette ville et les journées où il doit mendier alors que son père et sa famille sont en prison. « Charles veut réussir ». mais cette situation ne l’abat, au contraire. Charles est dès son enfance quelqu’un de déterminé à réussir, il possède cette volonté de fer qui lui permet de tenir bon et surtout une imagination débordante.

 

Même s’il n’a pas la chance de connaître longtemps l’école, le peu d’instruction qu’il reçoit lui permet de faire beaucoup. « Alors il reprend sa vie ». A l’âge de 18 ans, il veut prendre sa vie en main et à défaut d’autre chose, devient sténographe. La difficulté du travail ne l’empêche pas de continuer, mais rester plusieurs heures assis dans un tribunal est toujours assez oppressant, surtout pour quelqu’un comme Dickens. Ce métier ne le satisfait pas, seul l’écriture arrive à lui donner vie et à 21 ans, il envoie son premier script à un journal sous le pseudonyme de « Boz », « Pickwick apporte la gloire ».

 

Le succès est au rendez-vous, c’est le début de Picwick et de la gloire. Charles devient de plus en plus célèbre et cette célébrité il veut s’en servir. Dickens est généreux, il l’a toujours été. Il sait mieux que quiconque ce qui se passe dans les écoles et les bas quartiers de Londres, il le sait et il y remédie. Charles dénonce les conditions insalubres des écoliers ainsi que la manière dont on les traite. Dickens devient une figure de générosité, un héros national.

 

« Dickens se marie… ». Son mariage avec Catherine le comble…ou presque. Charles a envie de bouger, il a soif de mouvement, d’air et quel air plus frais que celui d’Amérique ? « …et s’en va ». c’est ainsi que Dickens part aux USA impatient et il l’en revient avec d’autant plus d’impatience.

 

L’esprit Américain le déçoit et il se sert de cette déception dans son nouveau livre, Les grandes Espérances. Un enfant naît, puis un deuxième et s’ensuivent huit autres. Dickens auteur, Dickens père, Dickens amant. Charles quitte sa femme après dix ans de fidèlité pour une autre à l’âge de 40 ans. Il vit un bonheur partagé entre sa nouvelle femme et tous les personnages qui s’inscrivent dans ses pages, tout va bien.

 

« La maladie est là ». Non, tout ne va pas bien, Dickens est malade et il sait que cette maladie l’emportera bientôt, pourtant il enchaîne les lecteurs publiques. Il s’épuise mais il aime transmettre au public toutes ces émotions qui le fait vibrer.

 

« La maladie le rattrape ». Le temps le rattrape et Charles Dickens décède à 58 ans d’une hémorragie cérébrale, David Copperfield est mort./.

HOÀNG NGÂU Christine